Concert à l'étouffée
Vendredi 28 septembre, concert aux Instants chavirés.
En première partie, John Wiese, «figure incontournable de la scène noise américaine, selon le programme, largement porté sur le côté harsh strident» !
Alors que les "sons" défèrlent, je crois distinguer, dépassant de l'oreille d'une jeune femme assise devant moi, une boule Quiès en mousse jaune. À l'interruption, comme elle rejoint un trio d'amis qui parlent de ce fracas rocailleux de musique électronique, elle confesse ne pas pouvoir faire vraiment de commentaires : «dès les premières secondes, j'ai mis mes boules Quiès. Je les emporte toujours en concert. Pour des premières parties comme celle-là. Je ne supporte pas. Et puis j'ai peur de m'abîmer les oreilles.»
Son compagnon explique alors au couple d'amis, qui masquent difficilement leur surprise, que lui aussi a mis les siennes au début de la cession mais, après en avoir doucement retiré une, les a finalement enlevées.
Comme je m'éloigne en songeant à cette manière étouffée d'écouter cette musique jouant sur les bruits discordants, et inquiète d'aller aux concerts, la jeune femme, répondant à une question qui n'est pas parvenue jusqu'à mes oreilles, s'exclame, avec un rire gêné : «On les lave à chaque fois…»
En première partie, John Wiese, «figure incontournable de la scène noise américaine, selon le programme, largement porté sur le côté harsh strident» !
Alors que les "sons" défèrlent, je crois distinguer, dépassant de l'oreille d'une jeune femme assise devant moi, une boule Quiès en mousse jaune. À l'interruption, comme elle rejoint un trio d'amis qui parlent de ce fracas rocailleux de musique électronique, elle confesse ne pas pouvoir faire vraiment de commentaires : «dès les premières secondes, j'ai mis mes boules Quiès. Je les emporte toujours en concert. Pour des premières parties comme celle-là. Je ne supporte pas. Et puis j'ai peur de m'abîmer les oreilles.»
Son compagnon explique alors au couple d'amis, qui masquent difficilement leur surprise, que lui aussi a mis les siennes au début de la cession mais, après en avoir doucement retiré une, les a finalement enlevées.
Comme je m'éloigne en songeant à cette manière étouffée d'écouter cette musique jouant sur les bruits discordants, et inquiète d'aller aux concerts, la jeune femme, répondant à une question qui n'est pas parvenue jusqu'à mes oreilles, s'exclame, avec un rire gêné : «On les lave à chaque fois…»

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home